Le pouvoir des masques

Exposition temporaire

Du 6 mai au 29 juillet 2011

Une exposition dans le cadre du 15e Festival de l’Imaginaire

Œuvres de la collection de la Maison des Cultures du Monde et issues de collections privées

« Le masque, cet accessoire énigmatique et sans destination utile est plus répandu que le levier, l’arc, le harpon ou la charrue. Des peuples entiers ont ignoré les plus humbles, les plus précieux ustensiles. Ils connaissent le masque. Des civilisations, parmi les plus remarquables, ont prospéré sans avoir l’idée de la roue. Le masque leur est familier. » (Roger Caillois)

Bien plus qu’un simple ornement, le masque a de tout temps fasciné. Utilisés pour le carnaval, le théâtre et la danse comme pour la célébration des ancêtres ou des dieux, partout dans le monde les masques revêtent une signification morale et symbolique. Ils transmettent des savoirs, véhiculent les codes éthiques et sociaux mais sont aussi un trait d’union entre l’invisible et le visible, le monde des esprits et celui des humains. Outils de métamorphose et de franchissement des frontières, les masques participent souvent de l’initiation rituelle des humains. Parce qu’ils investissent ceux qui s’en habillent de pouvoirs parfois très grands, les porteurs de masques doivent apprendre à se dépouiller d’eux-mêmes pour donner vie à un archétype social, dramatique ou religieux.

       

Masques zoomorphes, masques anthropomorphes, masques hybrides, ils abritent l’âme des morts, la puissance des ancêtres. Objets de mystère, tantôt bienfaisants tantôt terrifiants, il sont paradoxaux et dénudent autant qu’il dissimulent. Mais le masque est aussi un objet d’artisanat où le beau, très souvent, côtoie l’étrange. Ses formes et ses matériaux, nobles ou ordinaires, ainsi qu’une indéniable aura magique, interpellent et émerveillent les amateurs d’art.

Des petits masques en papier mâché blanc, rouge et noir du pongsan coréen aux fantastiques kwagh-hir du Nigeria, des makishi du Zambèze en jute et bambou aux fabuleuses coiffes chhau de l’Inde en passant par les démons bariolés et baroques de Bali et de Bolivie, cette exposition exceptionnelle est constituée de plus de cent pièces issues de la collection de la Maison des Cultures du Monde et de collections privées. Au confluent des arts plastiques et de l’anthropologie, elle invite les spectateurs de tous âges à la découverte et à l’exploration d’imaginaires visuels parfois délirants.

Commissariat : Pierre Bois et Simon Poligné                                        

 

Entrée libre du mardi au dimanche de 14h à 18h